Hypnotique, onirique, anxiogène, raciste ou fantastique… Tous les
qualificatifs ont été utilisés pour essayer de définir l’œuvre de
Howard
Lovecraft, disparu il y a soixante-dix ans. Dans Une vie, une œuvre,
Lydia Ben Ytzhak a réuni spécialistes et exégètes, tous passionnés
par
l’écrivain américain comme par l’envers de son écriture hors du
commun,
qui célèbre un chaos rampant, une cosmogonie conjecturale et des
civilisations fabuleuses. Parmi eux, Christophe Thill, directeur des
éditions Malpertuis, Joseph Altairac, directeur des Cahiers d’études
lovecraftiennes, ou encore Michel Meurger et Jacques Ferjault, auteurs
de livres sur Lovecraft. Né en 1890 dans la désormais mythique ville de
Providence, dans l’Etat de Rhode Island, le petit Howard commence à
écrire des poèmes et sa première nouvelle à l’âge de 6 ans.
Surprotégé
par une mère névrosée, le garçon vit seul à l’écart des autres
enfants
que, de toute façon, il abhorre. Winfield, son père, meurt de folie à
l’asile lorsqu’il a 8 ans. Effrayé par l’eau, le froid, se
nourrissant
exclusivement de haricots rouges, de fromage et de crèmes glacées, se
vantant de n’avoir jamais bu une goutte d’alcool, Lovecraft meurt,
seul
et pauvre, à 47 ans, laminé par un cancer de l’intestin. ◆ E.S.
Podcast
– une vie, une œuvre – France Culture
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Havoc
Jadis, l'esprit se manifestait en toute chose. A présent, nous ne voyons
plus qu'une répétition sans vie que nous ne comprenons pas.
Novalis


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